La Mongolie à vélo: Le Parc National de Terejl

  • Date : du 01 au 21 juillet 2016.
  • Distance parcourue : 150 km
  • Itinéraire : de  De Oulan-Bator à Terejl

Après les 6 jours passés dans la steppe mongole, me voici donc à Oulan-Bator. J’y ai prévu de faire ma demande de visa pour la Chine et, je l’espère, obtenir le colis avec mon nouveau pneu et mes rayons de rechange pour la roue arrière (ceux que j’ai pris étant trop courts…).

J’avais contacté un wharmshower prénommé Froy, hollandais de naissance mais mongolien d’adoption. Finalement, je n’y reste que 3 jours, sentant que je ne suis pas forcément le bienvenue. Froy semble excéder par le comportement de ces hôtes. Il reçoit beaucoup de cyclistes qui semblent ne pas avoir toujours des comportements décents. Froy est intéressant et m’apprend plein de choses sur la Mongolie, mais j’ai l’impression qu’il n’ose pas dire le fond de sa pensée.

Je déménage dans une auberge de jeunesse, dans l’attente de mon colis et de mon visa.

Au bout d’une semaine, j’ai mon visa mais toujours pas mon colis. Le week end arrive et à partir de lundi, ce sont les fêtes de Naadam pendant 3 jours. Tout sera fermé à Oulan Bator. Je vais donc en profité pour une petit tour au Parc National de Terejl.

Je pars le lundi 11. Au début, la route est désagréable, en mauvais état et avec une forte circulation. Mais dés que je prend l’embranchement direction Terejl, les paysages deviennent superbes. Et je croisent même des yaks.

Sur la route, je croise des yaks
Sur la route, je croise des yaks

Je m’arrête au premier village qui est situé au bord de la rivière Tuul. Mais surprise, il y a plein de monde. Contrairement à ce que je croyais, les habitants d’Oulan-Bator, enfin ceux qui sont motorisés, ont quitté la capitale pour aller camper. Et donc les bords de la rivière sont bondés de monde.

J’essaie de trouver un coin un peu isolé pour être au calme. Je passe une petite barrière mais là, 2 femmes, les propriétaires, viennent me dire que c’est privé. Bon après négociation, elles me laissent m’installer.

Je commence à monter ma tente dans un coin, mais elles reviennent et me voir en me disant que ici , c’est pas sur. Elles veulent que je m’installe à coté de leurs yourtes. Pas de soucis.

Une fois installé, un mongole vient me voir. Il insiste pour que je vienne manger avec eux. Bon, même si j’ai pas faim, je finis par insister. Dans la famille, ils sont trés nombreux, ils ont bien fêter le Naadam à la bière et à la vodka. Ils insistent pour que je mange du mouton, il me font goûter le lait de jument fermenté appelé qu’on appelle aïrag, c’est absolument infect. Bien évidemment, j’ai également droit à la vodka.

Bon au bout d’un moment, compte-tenu de leur état d’ébriété, je décide de m’éclipser gentiment et comme de leur coté la fête semble finir ça tombe bien.

Le lendemain matin, quelques chameaux broutent à coté de la tente.

Chameaux à coté de la tente
Chameaux à coté de la tente

les gens de la yourte voisine m’invitent pour un petit déjeuner traditionnel, composé d’une soupe à la viande avec des pâtes. La femme parle anglais, elle est professeur de russe et  me raconte sa vie. Son mari est ingénieur dans une mine de charbon et ils habitent Oulan-Bator.

La femme, son mari et ses amis qui m'ont invité au petit dejeuner
La femme, son mari et ses amis qui m’ont invité au petit dejeuner

Elle me dit qu’en Mongolie, beaucoup de personne parle russe. Elle dit apprécier les russes qui sont bons et beaucoup moins les chinois et les japonais qui eux sont mauvais…. Surprenant, mais pendant presque tout le XX ème siècle, la Mongolie a été sous influence soviétique…

En partant, elle me dit de faire attention à mes fréquentations, j’apprends alors que les gens avec qui j’étais hier étaient des voleurs, d’après la brave dame. Bon.

La deuxième journée, j’arrive à Terelj. La route est jolie mais la ville pas terrible même s’il y a deux hôtels de luxe. Il y a encore beaucoup de monde au bord de la rivière. Je monte sur les hauteurs à la limite de la forêt  pour être tranquille.

Paysage sur la route de Terejl
Paysage sur la route de Terejl

A mon retour, je m’arrête a nouveau au même endroit qu’à aller. Cette fois-ci, il y a beaucoup moins de monde, c’est la fin des fêtes et les mongoles plient bagages.

Sur la route du retour, je croise un jeune français qui voyage à pied , il a traversé la Mongolie d’Est à l’Ouest : courageux.

un jeune français voyageant à pied
un jeune français voyageant à pied

Arrivant à Oulan Bator, je n’ai toujours mon colis. La ville est quadrillée par des policiers à cause du 11 e sommet du dialogue Europe-Asie qui se déroule les 15 et 16 juillet 2016. Je ne sais pas si ces sommets sont bien utiles, mais en tout cas, en ville, on croise partout des officiels achetant des  souvenirs de Mongolie dans les magasins. Sans commentaire ….

Au final, je vais encore rester 6 jours dans la capitale. J’ai trouvé la ville agréable. Peu de chose à voir, mais il n’est pas désagréable d’y flâner. Au niveau sécurité,je n’ai pas eu de soucis, bien que la crise actuelle ait fait augmenté le délinquance et les vols.

Dans l’auberge de jeunesse, beaucoup de français plutôt jeunes, et pas mal de voyageurs au long cours. L’ambiance était vraiment bonne et j’ai pu discuté avec 2 français et un polonais qui voyageaient en faisant de l’auto-stop.

Ne voyant toujours pas arrivé mon colis, et mon visa arrivant a expiration, j’avais 2 solutions : prendre le train ou prolonger mon visa.  J’avais au début opté pour la 1ère solution, j’avais pris mon billet sur un train local jusqu’à la frontière chinoise pour un prix dérisoire : 17 000 Tugriks soit 7,7 € vélo compris.

Mais, j’avais vraiment envie de traverser le désert de Gobi à vélo, et juste avant de partir, je me suis dit que j’allais le regretter. Je suis donc aller à vélo au bureau de l’immigration situé à 12 km de la ville et en 2 heures j’ai eu une prolongation de 14 jours pour un coût de 38000 Tugriks  soit 17 €.

Donc au programme 700 km jusqu’à la frontière chinoise dont 400 km de désert puis encore le désert sur 250 km en Mongolie Intérieure.

Une réflexion sur « La Mongolie à vélo: Le Parc National de Terejl »

  1. Salut Bruno,

    C’est Adrien (le « jeune français voyageant à pied » en Mongolie ). J’ai fini mon parcours il y a deux mois environ. Merci pour ce petit instant partagé avec toi, ça fait toujours plaisir. Je te souhaite beaucoup de bonheur dans ton voyage,

    Amicalement

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